Changement de vue de la SEC et du FASB

Très récemment, la SEC et le FASB constate que la négligence des « autres » n’est que fausse idée. En effet, ils pensent que les américains sont toujours les meilleurs et les « autres » n’ont qu’à les imiter pour pouvoir se distinguer. A l’heure actuelle, les investisseurs préfèrent les marchés étrangers plutôt que les marchés américains. Cela s’explique par la complexité des conditions requises par la SEC pour pouvoir investir en Amérique. En général, les conditions requises par cette dernière sont souvent considérées par la plupart des sociétés étrangères comme coûteuses qu’elles ne risquent même pas d’y accéder. Toutes sociétés étrangères désirant investir en Amérique doivent impérativement se conformer aux normes américaines pour la présentation de leurs états financiers en établissant un tableau évoquant le bilan de leurs résultats et capitaux propres ainsi que les résultats qui auraient pu être obtenus avec les GAAP américains.
Tenant compte de cette situation, la SEC, pressée par les places boursières américaines, tente de sauver sa peau en adoptant une information financière spécifique. Etant membre actif de l’IOSCO (International Organization of Securities Commissions), la SEC s’incline en contribuant à l’établissement d’une norme comptable internationale avec ce dernier. L’attitude de la SEC est-elle sincère ? La question reste entière mais c’est l’avenir qui va le déterminer.
Ce n’est qu’en 1994 que le plan stratégique établi par le FASB en 1991 fut modifié pour un traitement égalitaire des sociétés étrangères et américaines en intégrant les marchés américains de capitaux. Et c’est ainsi que le FASB s’intègre dans l’international : il monte un projet sur l’information sectorielle au Canada, il collabore avec les organisations de normalisation des « autres » et actuellement, il se focalise sur ses relations avec l’IASC qu’il considère comme la base de toute normalisation internationale.

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