Comptabilisation et évaluation : règles adoptées en Belgique

Qu’il s’agisse de comptes individuels ou de comptes consolidés, les règles d’évaluation établies dans la comptabilité belge sont généralement les mêmes. On remarque qu’avec ces règles, la forme juridique prend le dessus sur la réalité économique et une description des principaux éléments du bilan est réalisée.

Frais d’établissement et actifs incorporels

Le point de départ de l’actif du bilan part des frais d’établissement. À ce niveau, on capitalise les dépenses de réorganisation, de constitution et d’émission d’emprunts. Il est bon de remarquer que l’amortissement de ces frais se fait sur 5 ans, car il ne s’agit pas réellement d’actifs.
Après les frais d’établissement, on trouve les actifs incorporels dont l’évaluation se fait au maximum au coût d’acquisition. Pour cette évaluation, il est essentiel de prendre en compte la capacité de ces actifs à dégager des bénéfices, en ne perdant pas de vue que le montant comptabilisé ne doit pas excéder le montant des revenus futurs qu’il est possible de générer à partir de l’actif. Toute réévaluation est interdite.

Les immobilisations

Concernant les immobilisations corporelles, il faut savoir que leur comptabilisation se fait normalement au coût de revient et ensuite sont amorties sur leur durée d’utilisation. À propos de coût de revient, on note qu’il comprend l’ensemble des dépenses nécessaires à la mise en service du bien. Il est permis de réévaluer les immobilisations si l’augmentation de valeur est permanente.

Les stocks et divers autres éléments du bilan

On évalue les stocks au montant le plus faible du coût et de la valeur de marché. Il est libre aux sociétés de considérer ou pas les frais généraux dans le coût de production. Les placements, les créances à court terme, les charges payées d’avance, les liquidités et les produits à recevoir font partie des autres actifs circulants. Quant aux dettes, il est bon de les ventiler entre dettes à court terme et dettes à long terme.

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