Définir le besoin social avec le volet de capitalisme

Dire que les besoins sont les nécessités d’une consommation et pas d’un produit ne suffit pas et peut mener à des explications inexactes. Il ne s’agit pas de besoins personnels continus, touchants toute forme de vie sociale, mais de besoins sociaux distincts dans une société distincte et de besoins attachés entre eux-mêmes par une forme donnée de taux de consommation expliquant ce qu’on peut comprendre par besoin social. Les besoins sociaux sont les nécessités de la société elle-même, ceux qui ensuivent directement des rapports sociaux de production.

Il est certainement exact que pour le capitalisme, les ouvriers ne sont qu’une force de travail éventuelle susceptible d’être obtenue et convertie en produits qui seront sacrifiés en créant un produit. Il est juste que le capitalisme a besoin que cette puissance de travail se divise, se rétablit, se génère et s’élargisse.

Mais deux autres choses sont vraies en même temps. D’abord, il faut savoir que vendre des produits aux ouvriers, ce n’est plus seulement rapiécer et rétablir les dynamismes de travail libres, c’est aussi immédiatement une source de bénéfice. Ensuite, ce besoin de réparer et de remettre n’est pas uniquement un besoin des dirigeants du régime capitaliste, c’est encore un besoin des ouvriers eux-mêmes, à la fois analogues et opposé.

Analogue : les uns et les autres ont la nécessité que la force de travail soit restaurée, refaite … opposé : si le capitalisme a besoin que les ouvriers consomment pour pouvoir besogner et lui procurer du profit, les ouvriers réalisent (et doivent rapiécer leur force de travail) pour pouvoir consommer.

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