Mise en valeur des comptes en monnaies étrangères

Lors d’une acquisition, que ce soit partielle ou globale, il est indispensable de convertir les comptes en monnaies étrangères en monnaie locale de la société mère, normalement le dollar américain. Une filiale étrangère peut être considérée comme autonome ou faisant partie intégrante de la société mère.
Comme son nom l’indique, les filiales autonomes ne dépendent pas de leur société mère, que ce soit sur le plan financier que sur le plan social ; pour elles, la monnaie fonctionnelle n’est autre que la monnaie locale et leurs comptes seront forcément convertis comme suit : pour le bilan, c’est le taux de change de fin d’exercice qu’on doit prendre en compte ; alors que celui du moyen de l’année sera pris pour le résultat. On ne prend pas en compte les différences de conversion dans le résultat mais on doit les affecter directement dans les capitaux propres.
Pour les filiales à partie intégrante de la société mère, on les considère comme un seul élargissement d’activité de la société mère. Dans ce cas, la monnaie fonctionnelle est le dollar américain et la conversion de son compte se fait avec la méthode temporelle. Pour le reste, on utilise le taux de clôture même si les résultats seront convertis avec le taux de change moyen de l’exercice. Les différences doivent ainsi être comptabilisées en produits ou en charge.
Les états financiers de ces filiales autonomes seront convertis selon la méthode temporelle même si l’IAS 21 exige la valorisation à l’avance des états financiers de la filiale avant la conversion par la méthode du taux de clôture. C’est le Financial Accounting Standards Boards (FASB) qui insiste sur cette réévaluation des comptes mais pour le moment, la plupart des comptables rejettent cela. C’est pourquoi, on attend l’approche du SFAS 52 pour parler de ce cas.

Ajouter un commentaire