Théorie micro-économique et macro-économique, leurs frontières et leurs places

Les formules de « théories micro ou macro-économiques » sont actuellement si beaucoup communes qu’on pourrait imaginer leurs sens bien réels. Il n’en est par malheur rien et on peut se prévoir d’après l’interprétation française des termes grecs micro et macro, « petit » et « grand », à ce qu’une théorie macro économique fasse source à un grand modèle et qu’un macro-modèle sera composé de micro-modèles comme principes de sa composition. Dans ce cas, une macro-théorie est une méthode de combiner un nombre distinctif de micro-modèles ou d’incorporer des modèles d’organisations spécifiques ou des unités de jugements particuliers à l’intérieur d’un modèle vaste coûtant pour l’ensemble de l’économie.

Il est aussi possible de créer des macro-modèles qui ne soient pas réalisés de micro-modèles mais qui déploient implicitement certaines relations exprimées dans les micro-modèles. Là, une micro-théorie devient un moyen d’accumuler des micro-variables et des micro-relations, de les agréger en macro-quantités et macro-relations entre ces quantités, à l’intérieur d’un modèle d’ensemble de l’économie.

La théorie de l’équilibre général éclaire la première manière de créer un macro-modèle. L’hypothèse de l’équilibre par agrégation est un bon exemple de la deuxième. C’est ce dernier sens que prend le plus fréquemment le terme de micro-théorie. Il est alors potentiellement équivalent d’une théorie intégrale ou par agrégation. Or, cela représente de gros soucis sur le plan terminologique. En effet, si une macro-théorie est une hypothèse qui n’emploie que des modèles par agrégation, la théorie générale de la stabilité qui contient nettement tous les micro-modèles appartient à la micro-théorie.

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